L’accord de triade

Qu’est-ce que la musique tonale ?

La musique tonale est un style de musique basé sur la relation hiérarchique des sons et des hauteurs à l’intérieur d’une gamme. Dans ce système, il existe une « clé » centrale ou note principale (tonique) qui domine et donne de la cohérence au morceau de musique. Autour de cette tonique, d’autres notes et accords sont organisés pour créer une tension et une résolution, fournissant ainsi une structure et une direction claires au flux musical. J’explique le concept de tonalité plus en détail dans les leçons d’harmonie en ligne.

Ce type de musique s’est développé pendant la période baroque et a atteint son apogée pendant les périodes classique et romantique. Des compositeurs tels que Jean-Sébastien Bach, Wolfgang Amadeus Mozart et Ludwig van Beethoven sont des exemples de maîtres de la musique tonale. Les caractéristiques fondamentales comprennent l’utilisation d’une gamme majeure ou mineure, avec des harmonies qui permettent d’établir, de maintenir et de résoudre la tonalité tout au long de l’œuvre.

La musique tonale s’oppose à la musique atonale et à d’autres formes qui ne suivent pas les mêmes règles hiérarchiques de tonalité, où aucune tonique claire n’est établie et où les relations entre les sons sont plus libres et moins prévisibles./

Les accords triadiques expliqués dans la classe d’harmonie en ligne

Dans la musique tonale, les accords triadiques sont un élément fondamental de l’harmonie. Ces accords sont composés de trois notes : la fondamentale, la tierce et la quinte. En fonction de la relation entre ces notes, les accords triadiques sont classés en quatre types principaux :

Les accords majeurs : ces accords ont une tierce majeure et une quinte juste par rapport à la fondamentale. Par exemple, l’accord de do majeur (do) est formé avec les notes do, mi et sol. Les accords majeurs véhiculent souvent des sentiments de bonheur et de stabilité.

Accords Majeurs

Accords mineurs : ces accords comportent une tierce mineure et une quinte juste en dessous de la fondamentale. L’accord de la mineur (Am), composé de la, do et mi, en est un exemple. Les accords mineurs sont souvent associés à des sentiments plus sombres ou mélancoliques.

Accords Mineurs

Accords diminués : ces accords sont caractérisés par une tierce mineure et une quinte diminuée. Par exemple, l’accord si-diminué (Bdim) comprend les notes si, ré et fa. Les accords diminués créent un sentiment de tension et sont souvent utilisés pour les transitions dramatiques et les résolutions dans la musique.

Accords Diminues

Accords augmentés : composés d’une tierce majeure et d’une quinte augmentée. Un exemple serait l’accord de do augmenté (do+), composé de do, de mi et de sol#. Ces accords génèrent également de la tension, mais avec un caractère plus instable et mystérieux, se résolvant souvent de manière inattendu.

Accords Augmentes

Chacun de ces types d’accords a un rôle unique dans la musique tonale :

  • Les accords majeurs et mineurs sont souvent utilisés comme accords de « repos » ou de stabilité et constituent la base de la plupart des progressions harmoniques dans la musique tonale.
  • Les accords diminués et augmentés fonctionnent généralement comme des accords de « passage » ou de « transition », contribuant à faire passer la musique d’un lieu harmonique à un autre et créant une tension qui cherche à être résolue.

J’explique les renversement dans les cours d’harmonie en ligne

Les renversements d’accords triadiques sont des variations dans l’arrangement de leurs notes, modifiant la note la plus basse. Ces renversements permettent une plus grande fluidité et une plus grande variété dans les progressions harmoniques. Chaque type d’accord triadique (majeur, mineur, diminué, augmenté) peut avoir deux renversements, en plus de sa position fondamentale. Examinons les renversements et leurs nombres d’intervalles :

Position fondamentale : la note fondamentale de l’accord est la note la plus grave. Elle est simplement codée avec le nom de l’accord, comme C, Am, Bdim, C+.

Premier renversement : dans ce renversement, la tierce de l’accord devient la note la plus basse, et le chiffrage de l’intervalle est : 6/36/3, mais il est souvent abrégé en 66. Par exemple, si l’accord de do majeur (do-mi-sol) est en premier renversement, il est codé C/E, et les notes sont réarrangées en mi-contre-sol ou mi-sol-contre.

Deuxième renversement : ici, la quinte de l’accord est la note la plus basse, numérotée 6/46/4, bien que, comme ci-dessus, elle soit souvent simplifiée en 6/46/4. Pour reprendre l’exemple de l’accord de do majeur, le deuxième renversement serait chiffré C/G, et les notes seraient disposées G-C-E ou G-E-C. Ces chiffres indiquent non seulement le renversement mais aussi la structure interne de l’accord en termes d’intervalles par rapport à la note la plus basse. Dans la pratique, ces kyphers sont essentiels pour les musiciens, notamment dans des contextes tels que la basse continue dans la musique baroque ou l’accompagnement dans les partitions de musique populaire.

Renversement Des Accords Majeurs 2
Renversement Des Accords Mineurs

Utilisation pratique des investissements :

  • Améliorer la conduite de la voix : les renversements permettent des mouvements mélodiques plus fluides entre les notes des accords, ce qui contribue à créer des lignes de basse plus cohérentes et des mélodies plus fluides.
  • Variété et richesse harmoniques : le renversement des accords permet de conserver la même harmonie de base tout en changeant la texture et la couleur sonore de la musique.
  • Contrôle et résolution des tensions : Spécifiquement dans les accords diminués et augmentés, les renversements peuvent être utilisés pour créer et résoudre efficacement la tension, en orientant la musique vers des résolutions spécifiques.

Les renversements sont donc un outil essentiel pour les compositeurs et les arrangeurs afin de manipuler la direction et le flux émotionnel d’un morceau de musique.

La triade formée sur le septième degré des tonalités majeures est appelée « triade diminuée ». Cette triade est composée de trois notes qui forment entre elles deux intervalles de tierce mineure. Voici une description plus détaillée de la formation de cette triade et de sa sonorité dans le contexte de la tonalité majeure :

Formation de la triade diminuée au septième degré

  1. Septième degré : dans toute tonalité majeure, le septième degré est la septième note de la gamme. Par exemple, dans la tonalité de do majeur, le septième degré est le si.
  2. Tierce mineure : La première tierce mineure est formée en comptant trois demi-tons à partir du septième degré. Par exemple, dans la tonalité de do majeur, à partir du si (septième degré), on monte de trois demi-tons et on obtient le ré.
  3. Une autre tierce mineure : La deuxième tierce mineure est formée en comptant trois demi-tons supplémentaires à partir de la note obtenue à l’étape précédente. Si l’on reprend l’exemple du do majeur, à partir du ré, on monte de trois demi-tons et on obtient le fa.

Par conséquent, la triade diminuée dans la tonalité de do majeur sur le septième degré serait si – ré – fa.

Exemples en différentes nuances

  • Tonalité de do majeur : La triade sur le septième degré (si) est si – ré – fa.
  • Tonalité de sol majeur : La triade sur le septième degré (fa#) est fa# – la – do.
  • Tonalité de ré majeur : La triade sur le septième degré (do#) est do# – mi – sol.

Caractéristiques de la triade diminuée

  • Son : La triade diminuée a un son tendu et instable en raison des intervalles de tierce mineure.
  • Fonction : Dans la musique tonale, cette triade tend à se résoudre vers une triade plus stable, généralement la tonique de la tonalité.

Notation et symboles

La triade diminuée est indiquée par un petit cercle ou par le terme « dim ».

  • Bdim (Si diminué)
  • F#dim (Fa# diminué)
  • C#dim (Do# diminué)

Utilisation en composition

Dans l’harmonie tonale, la triade diminuée du septième degré est souvent utilisée pour conduire à la tonique, créant ainsi un sentiment de résolution. Cela est dû à sa nature instable, qui « demande » implicitement une résolution harmonique.

La compréhension de la triade diminuée du septième degré est fondamentale pour l’analyse harmonique et la composition dans les tonalités majeures, car elle joue un rôle crucial dans la création de progressions harmoniques fluides et dynamiques.

Second degré en tonalité mineure

Pour former une triade sur le deuxième degré d’une tonalité mineure, on prend la note fondamentale (le deuxième degré) et on ajoute les notes une tierce et une quinte au-dessus d’elle. Dans le cas du si en la mineur :

  • Note importante : si
  • Tierce : ré (une tierce mineure au-dessus du si)
  • Cinquième : fa (une quinte diminuée au-dessus du si)

Ainsi, la triade formée sur le deuxième degré d’une gamme mineure naturelle est un accord diminué.

Notation et types d’accords que nous verrons dans le cours d’harmonie en ligne.

En la mineur, la triade du deuxième degré est le si diminué (si, ré, fa). Cet accord est noté Bº en notation américaine ou Bº en notation latine.

Variations sur les gammes mineures harmoniques et mélodiques

Dans la gamme mineure harmonique, le septième degré est élevé d’un demi-ton, devenant sensible. En utilisant la gamme mineure harmonique de La (La, Si, Do, Ré, Mi, Fa, Sol#), la triade du deuxième degré (Si) reste la même (Si, Ré, Fa), formant l’accord diminué.

Dans la gamme mineure mélodique, les sixième et septième degrés sont augmentés d’un demi-ton lorsqu’ils sont ascendants (mais pas lorsqu’ils sont descendants), ce qui donne le la mineur mélodique ascendant (la, si, do, ré, mi, fa#, fa#, sol#). À propos du deuxième degré :

  • Note importante : si
  • Tierce : ré (une tierce mineure au-dessus du si)
  • Cinquième : F# (une quinte juste au-dessus de B)

Dans ce cas, la triade formée sur le deuxième degré de la gamme mineure mélodique ascendante est le si mineur (si, ré, fa#).

Résumé

  1. Gamme mineure naturelle : le deuxième degré forme un accord diminué.
  2. Gamme mineure harmonique : le deuxième degré forme un accord diminué.
  3. Gamme mineure mélodique ascendante : Le deuxième degré forme un accord mineur.

Cette analyse montre comment les triades varient dans différents contextes de gammes mineures, ce qui est crucial pour la composition et l’harmonisation en musique.

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